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Copiezet collez le code dans votre html pour intégrer cette vidéo, assurez-vous de bien créditer Cineuropa : Last Night in Soho met en scène l’histoire d’une jeune femme passionnée de mode et de design qui parvient mystérieusement à retourner dans les années 60
Sujetdu message: Re: Last Night In Soho (Edgar Wright, 2020) Posté: 26 Mai 2021, 08:38 . Expert: Inscription: 14 Mai 2014, 10:12 Messages: 3483 J'aime bien Baby Driver et content de revoir Thomasin McKenzie (Leave no trace) Haut . Le Cow-boy Sujet du message: Re: Last Night In Soho (Edgar Wright, 2020) Posté: 26 Mai 2021, 08:55 . Garçon-veau:
Labande-annonce de Last Night in Soho nous dévoile un film qui a tout pour plaire : un voyage dans le temps cauchemardesque en compagnie d'un casting cinq étoiles.
Avisaux fans de Shaun of the Dead et plus largement de l'univers d'Edgar Wright (Baby Driver, la trilogie Cornetto), le cinéaste britannique revient au genre horrifique pour notre plus grand plaisir.. Comme en témoigne la bande-annonce qui vient d'être dévoilée, sur un air de "Downtown", Last Night in Soho, c'est le titre de son nouveau film, promet une oeuvre esthétique, aux faux airs
BandeAnnonce – Last Night in Soho. Par Aïssa Deghilage. Dans Evénements. Aucun commentaire-Laisser un commentaire. Quatre ans après le triomphe critique et public
Site D Rencontre Gratuit Sans Inscription. Avec Last Night in Soho, Edgar Wright retrouve un de ses thèmes de prédilection, l’horreur, mais laisse de côté la comédie pour mettre en scène une histoire désarmante de sérieux. Peut-être parce que le sujet le touche personnellement à plus d’un titre. Last Night in Soho sort en salles ce 27 octobre. Thomasin McKenzie et Anya Taylor-Joy Passionné de cinéma, l’auteur-réalisateur britannique Edgar Wright a commencé sa carrière à la fin des années 80 avec des courts-métrages, principalement des parodies de films cultes tournées en Super 8. À 21 ans, son premier long-métrage, A Fistful of Fingers 1995, un pastiche des westerns au budget dérisoire, lui permet d’être repéré et engagé afin de mettre en scène quelques épisodes de séries télé. C’est à cette époque qu’il fait la connaissance de l’acteur Simon Pegg. Leur duo donnera naissance à une amitié sans faille et accessoirement à la série-culte “Les Allumés” 1998. Fasciné à la fois par le cinéma d’horreur et les comédies, il associe les deux dans Shaun of the Dead 2004 qui rencontre son premier succès critique et public sur grand écran. Son apocalypse zombie est même validée par George A. Romero en personne. C’est le premier élément de sa trilogie Cornetto qui sera complétée par deux autres oeuvres comiques abordant le genre policier, Hot Fuzz 2007, et l’invasion alien, Le dernier pub avant la fin du monde 2013. Entre-temps, Hollywood lui a fait les yeux doux. Il réalise une fausse bande-annonce pour le diptyque Grindhouse 2006 de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez, adapte le célèbre comic Scott Pilgrim 2010 et participe à l’écriture des Aventures de Tintin Le secret de La Licorne 2011. Marvel fait aussi appel à lui pour donner vie au super-héros Ant-man. Il sera écarté du projet pour différences créatives. Son plus gros succès à ce jour demeure Baby Driver 2017, un thriller d’action qu’il a écrit et qui prouve qu’il peut tourner autre chose que des comédies loufoques. Il réitère d’ailleurs avec son thriller horrifique Last Night in Soho où une étudiante d’aujourd’hui fait de mauvais rêves plus qu’habités qui la plongent dans les années 60. Edgar Wright restera dans les films de genre pour son prochain projet, la nouvelle adaptation du Running Man de Stephen King. Une obsession Edgar Wright et le directeur de la photographie Chung-hoon Chung Comment est née l’intrigue de Last Night in Soho ? Edgar Wright Je suppose qu’elle émane d’un certain nombre de choses. Avant tout, comme Eloise, l’héroïne de Last Night in Soho, j’ai une obsession similaire avec les années 60. Elle a probablement commencé avec la collection de vinyles de mes parents. Ils avaient une petite sélection d’albums des années 60. Ils l’ont débutée en 1964 et semblent l’avoir arrêtée net au début des années 1970, quand mon frère aîné est né, ce qui est triste. Rires En effet, à la naissance de mon grand frère, ils n’ont plus acheté de disques. Comme j’étais laissé tout seul à la maison, ce qui était fréquent, j’ai développé cette obsession pour ces albums des années 60, et aussi par association, pour l’histoire culturelle de l’époque à travers la musique, les films, la mode, la télévision et l’art. Je pouvais également en parler à mes parents quand ils étaient là , mais leurs histoires n’étaient pas toujours vraiment concluantes. J’avais l’impression qu’ils ne me disaient pas tout. D’une certaine manière, cela m’a conduit à poursuivre une quête afin de découvrir la vérité. Et puis, au-delà de ça, quand j’avais 20 ans, j’ai déménagé à Londres. Je vis à Londres depuis 27 ans. A mon avis, j’ai passé plus de temps à Soho que sur n’importe quel canapé, dans n’importe quel appartement où j’ai vécu. Je suis à Soho alors que je vous parle et l’un des lieux de tournage de Last Night in Soho se situe de l’autre côté de la rue. J’adore ça. C’est en quelque sorte fascinant et parfois dérangeant. J’ai l’impression que c’est l’endroit où je vais passer le reste de ma vie. Vous reconnaissez-vous un peu dans le personnage d’Eloise ? Car comme elle, vous avez quitté votre campagne dans le Somerset pour étudier à Londres. Effectivement. C’est un amalgame de plusieurs choses. Je suis venu de la campagne à Londres, donc j’ai en effet vécu l’expérience du rat des champs. C’est aussi lié à ma mère. Nous avons tous les deux étudié dans une école d’art. Elle dessinait également des vêtements. La mère et la grand-mère de Krysty Wilson-Cairns, qui a co-écrit le scénario, étaient couturières. Ma belle-soeur, qui vient de Cornouailles, a pareillement fait des études d’art et dessine des vêtements. Cette histoire de rat des champs débarquant à Londres me parle, comme elle parle à Krysty. Il y a donc de gros éléments autobiographiques dans Last Night in Soho, c’est sûr. Dame Diana Rigg L’un de vos personnages, Miss Collins jouée par Dame Diana Rigg, dit “C’est Londres. Quelqu’un est mort dans chaque pièce, à chaque coin de rue et dans chaque immeuble”. Habitant et travaillant à Soho, y pensez-vous quand vous marchez dans la rue ? Oui. Rires Devant n’importe quel vieil immeuble. Si le bâtiment a 100 ans ou plus, je parie que quelqu’un est mort dans chaque pièce. C’est ce qui est aussi captivant. L’autre grande influence sur le scénario vient de ma mère. Elle est comme Eloise. Je la qualifierai de surnaturellement active. Elle a vu le film pour la première fois l’autre jour et je suis ensuite allé déjeuner avec mes parents et mon frère. Cela a fait ressortir toutes ces histoires que j’ai entendues en grandissant. Ma mère est le genre de personnes qui ressent des présences dans les vieilles maisons ou dans des lieux ayant une signification historique. Et même dans notre propre maison de famille dans le Somerset. Ma mère y a vu deux fantômes distincts un ancien propriétaire et l’enfant d’un autre propriétaire. J’ai grandi dans cette maison de 11 à 20 ans. Ma mère disait qu’elle pouvait voir des choses, et ni mon frère ni moi n’avons jamais rejeté ce fait. Je l’envie presque parce que moi, je n’ai pas vu de fantôme. J’aurais adoré en voir un. Donc, le fait que ma mère est, d’une certaine manière, très ouverte à l’idée de présences surnaturelles est quelque chose qui a eu un impact majeur sur moi. Ainsi, quand Miss Collins dit cette phrase, je la crois. Une femme hors du commun Thomasin McKenzie et Anya Taylor-Joy Last Night in Soho est le premier long-métrage où vos personnages principaux sont des femmes. C’est quelque chose qui me tenait à cœur et que je voulais faire depuis longtemps. J’ai cependant toujours travaillé avec une équipe de collaboratrices comme Nira Park et Rachael Prior, qui ont produit tous mes films. Sur Last Night in Soho, avant même de commencer à écrire avec Krysty, Lucy Pardee, une directrice de casting récompensée par un BAFTA, a fait des recherches approfondies pour moi. C’était il y a presque dix ans, quand j’ai eu l’idée de l’histoire et que j’ai commencé à y penser. C’était peut-être cinq ans avant que je rencontre Krysty. Lucy a mené des centaines d’interviews de gens qui ont vécu et travaillé à Soho, dans les années 60, mais aussi aujourd’hui. Elle a également parlé à des étudiants dans le secteur de la mode et d’autres qui ont quitté la province pour venir à Londres. Quand j’ai entamé l’écriture avec Krysty en 2018, j’avais un document gros comme un annuaire à lire avec tous ces entretiens étonnants, dérangeants et fascinants qui validaient en quelque sorte l’histoire que j’avais déjà concoctée. Mais je voulais entendre des points de vue réels. Krysty a, en outre, apporté sa propre perspective. Par exemple, Eloise est engagée dans un pub appelé le Toucan où Krysty a été employée comme barmaid pendant cinq ans. Et elle vivait au-dessus d’un club de striptease au coin de Dean Street qui existe toujours, il a survécu à la pandémie. J’ai travaillé à Soho pendant 27 ans et, plus récemment, j’y ai vécu, et Krysty a, en quelque sorte, fait de même. Avoir son point de vue sur l’histoire est évidemment inestimable. Elle a pris ce que j’avais déjà à proposer et offert des suggestions incroyables. J’ai l’impression que les gens ne savent pas que j’ai toujours collaboré avec des femmes sur mes projets. Elles sont encore aujourd’hui les premières personnes que je consulte pour savoir ce que je veux faire, et surtout avec Last Night in Soho. C’est probablement pour cette raison que développer ce long-métrage m’a demandé plus de temps. Je voulais le faire correctement. Edgar Wright et la scénariste Krysty Wilson-Cairns Pensez-vous que cette perspective féminine était plus appropriée notamment parce que vous abordez le thème de l’exploitation sexuelle des femmes dans les années 60 ? Je suppose, d’une certaine manière. Cet élément émane aussi du fait que j’ai regardé beaucoup de drames des années 60. Ces histoires tournaient alors autour de ce genre de clichés une jeune femme débarque à Londres pour devenir une star, puis elle est punie sévèrement pour cette audace. Mais c’était une version moralisatrice et salace, généralement écrite par des hommes. Pour moi, quand on regarde ces longs-métrages, ils ressemblent à la vieille garde de l’époque et expriment une sorte de réprimande contre la libération de ceci ou de cela et contre les mouvements progressistes. J’ai trouvé ce thème très prenant et j’imagine qu’il a inspiré l’idée du film deux récits jumeaux avec une jeune fille qui arrive à Londres dans le monde moderne et qui voit l’histoire d’une autre jeune femme arrivant à Londres dans les années 60. Vous disiez envier votre mère et son aptitude à percevoir des fantômes. J’imagine que dans le cas d’Eloise, vous estimez que de voir des esprits est pour elle un don et non une malédiction. Oui. Un journaliste m’a demandé dans une interview ce que Last Night in Soho disait sur les maladies mentales. J’ai répondu qu’en ce qui me concerne, Eloise n’est pas une malade mentale. Elle a un don. Évidemment, pour les gens extérieurs à tout ça… Si vous entrez dans une salle d’interrogatoire de police, comme Eloise le fait dans le film, et que vous dites que vous avez eu la vision d’un meurtre dans les années 60, l’officier de police va vous regarder comme si vous étiez fou. C’est pareil avec ma mère. Elle partage ses histoires, mais pas avec tout le monde parce qu’elle sait comment les gens vont la percevoir. Ils vont penser qu’elle est folle. Mais je crois que pour quelqu’un qui possède cette aptitude psychique, oui c’est un don, absolument. L’angoisse du présent Thomasin McKenzie Comment ce don fonctionne-t-il dans votre film ? Parce qu’on voit Eloise dans le reflet de Sandie quand elle est devant un miroir donc on comprend qu’elle est dans le corps de Sandie. Mais parfois il n’y a ni miroir ni reflet et Eloise est une simple spectatrice de ce qui arrive à Sandie. Quelles règles avez-vous établies ? L’idée est qu’Eloise chevauche des vagues émotionnelles. Dans un sens, elle ressent distinctement les souvenirs d’une personne. C’est basé sur les deux concepts des fantômes. Soit ce sont des âmes laissées derrière, dans le purgatoire, sur Terre, avec des problèmes non résolus. Soit ce sont des résidus psychiques d’un événement et non de vraies âmes. C’est ce qu’Eloise capte. Elle capte les vibrations d’un événement, et donc elle est tellement à l’écoute, que dans son rêve, elle revit les souvenirs de quelqu’un d’autre. D’une certaine manière, ce qui se passe dans les rêves d’Eloise est comme ce qui se passe dans mon propre cauchemar du voyage dans le temps. Je reviens dans le passé, mais je ne peux rien faire, j’ai juste la possibilité de regarder. Dans Retour vers le futur, Marty McFly voyage physiquement dans le temps et peut littéralement changer le futur. Mais Eloise ne fait que rêver et revivre en quelque sorte les souvenirs de quelqu’un d’autre. Elle est presque comme un avatar qui est incapable de modifier le cours de l’histoire. Quand elle échange de corps avec Sandie, les émotions deviennent si fortes qu’elle ne fait plus qu’une avec elle. Et à d’autres moments, elle est juste une voyeuse. Eloise représente mon cauchemar de remonter le temps sans pouvoir rien faire, sans pouvoir modifier le cours de l’Histoire. Vous aimeriez donc retourner dans le passé. Oui. Cependant, le problème est qu’on ne peut pas avoir le bon sans le mauvais. C’est le sujet de Last Night in Soho, mais bien sûr, oui j’aimerais revenir en arrière. Toutefois, bizarrement, je pense que rêver de retourner dans le passé signifie que je ne veux pas faire face aux difficultés du présent. Rires J’ai l’impression d’avoir beaucoup pensé à remonter le temps, au point de commencer à réfléchir à des questions pratiques comme et si je remontais le temps et que je n’avais pas le bon argent ? Et si je remontais le temps et que je devais trouver un assassin, mais que je ne me souvenais pas de la date de l’assassinat ? Et alors je me dis “Mais pourquoi je me plains de tout ça ? Cela ne m’arrivera jamais”. Et c’est là , alors que vous passez des heures, des jours et des semaines à penser à ce genre de choses, que vous vous dites que ce qui se passe vraiment, c’est que vous n’arrivez pas à gérer le présent. Rires Anya Taylor-Joy Aujourd’hui, et surtout depuis la pandémie, beaucoup de gens ont peur du futur ou même du présent. Ils ont alors tendance à préférer penser au passé car ils le connaissent et possèdent les codes pour le comprendre. C’est plus rassurant pour eux. Certes. Toutefois, Eloise est obsédée par une décennie qu’elle n’a jamais vécue. Je suis obsédée par une décennie dans laquelle je ne suis pas né. Étrangement, les décennies que j’ai vécues n’ont pas autant d’intérêt pour moi. Quand il y a un revival des années 80, comme avec beaucoup de films et de séries télé, cela ne me touche pas parce que j’y étais. Rires Prenez des longs-métrages comme Wonder Woman 84 ou des séries comme “Stranger Things”, pendant que vous vous souvenez des années 80, moi, je dis “Oui, je me rappelle des années 80. Qu’avez-vous d’autre ?”. Rires Je suis né en avril 1974 et je viens de réaliser un documentaire sur les Sparks [The Sparks Brothers, 2021] qui ont eu leur premier gros succès le mois de ma naissance. Je me souviens d’une partie de cette histoire. Mais tout ce qui s’est passé avant ma naissance reste pour moi le plus fascinant. Quelles règles avez-vous inventées concernant les fantômes de Last Night in Soho, quant à ce qu’ils pouvaient faire et ne pas faire ? C’est difficile d’en parler sans trop dévoiler l’intrigue. Je ne peux pas vraiment expliquer tout ça sans révéler la fin. Rires Dans six mois, je pourrai aborder le sujet. Nous avions une règle. Mais elle peut expliquer littéralement quelque chose qui se passe dans la scène finale. Donc, je ne veux pas l’évoquer. Rires Chorégraphies et transgressions Anya Taylor-Joy et Thomasin McKenzie Comment avez-vous filmé les scènes impliquant les miroirs et les reflets de vos protagonistes ? Je dirais que c’est à la fois simple et remarquablement compliqué. Quand Anya Taylor-Joy Sandie est d’un côté de la vitre qui représente un miroir et Thomasin McKenzie Eloise est de l’autre côté, la scène a été filmée en même temps. Anya et Thomasin sont côte à côte ou face à face. En fait, le plus compliqué est de faire de longues prises fluides, sans écran vert et, à quelques exceptions près, sans contrôle de mouvement. Une grande partie s’appuie juste sur une chorégraphie. Pour être honnête, tout tient à la chorégraphie. Le caméraman doit être au bon endroit au bon moment, et heureusement, il était absolument brillant. Quant aux actrices et aux acteurs, ils doivent s’imiter les uns les autres. Thomasin et Anya se sont immédiatement liées comme des soeurs, car elles devaient tout le temps être le miroir l’une de l’autre. Et puis, d’autres fois, comme dans mon propre cauchemar de retour dans le passé, Thomasin est juste une voyeuse. Elle est dans la scène avec Anya Taylor-Joy et Matt Smith, mais elle ne peut que les observer. La plupart des scènes avec ces effets ont été filmées en utilisant toutes les astuces existant dans le cinéma. Certaines d’entre elles, compliquées, sont incroyablement primitives comme les doubles décors. Vous avez deux chambres ou deux vestibules et une actrice dans chaque pièce qui regarde l’autre. Dans une des scènes dans le sous-sol du bar, Thomasin est assise sur une banquette double, mais pour rendre le tout compliqué, la personne à qui elle parle est vue devant un vrai miroir de sorte que vous pouvez voir son reflet. Ces différents dispositifs bien réels permettaient aux acteurs de ressentir des émotions pendant qu’on les filmait. Nous avons travaillé très dur avec les équipes caméra, décors et effets visuels afin d’élaborer ces plans. On en a tourné certains en vidéo en amont, et parfois avec les acteurs, pour que tout le monde sache ce qu’il devait faire. Quelques fois, sur le plateau pendant le tournage, certains membres de l’équipe qui n’avaient pas participé à ce processus nous regardaient en s’interrogeant “Mais qu’est-ce qu’ils font ?”. Rires Et puis finalement, alors qu’ils voyaient la scène en train d’être filmée, ils réalisaient “Ah, maintenant, j’ai compris”. Je pense que la raison pour laquelle cela fonctionne si bien – si cela fonctionne vraiment –, c’est parce que les comédiens ont travaillé les uns avec les autres, qu’ils se sont nourris les uns les autres. Si on les avait séparés et qu’on avait tourné entièrement sur un écran vert par exemple, on n’aurait pas obtenu les mêmes performances d’Anya et de Thomasin. Plus d’une fois, ce n’est qu’une simple histoire de chorégraphie et de précision. Les gens s’imaginent que c’est plus compliqué que cela ne l’est en réalité. Ce grand numéro de danse où Matt Smith passe d’une partenaire à l’autre, la plupart du temps, c’est juste un plan filmé avec une steadycam alors qu’Anya et Thomasin échangent leur place hors champ. C’est excitant de concevoir ces scènes avec un chorégraphe et de les voir à la caméra sur le plateau, pendant le tournage, car on n’a pas à attendre six mois pour voir l’effet final. Vous repassez l’enregistrement et vous laissez toute l’équipe se presser autour des moniteurs pour regarder. Quand ça fonctionne, vous entrez dans le monde magique des illusions d’optique. J’adore ça. Anya Taylor-Joy, Edgar Wright et Matt Smith Pouvez-vous nous parler de l’esthétique de Last Night in Soho ? Comment avez-vous créé ces deux univers à deux époques différentes ? Les séquences de la période moderne, à Londres, possèdent un ton un peu gris et hostile. L’architecture londonienne, comme la ville, peut être un peu brutale. Je voulais créer un sentiment froid et rebutant. Par contraste, quand on retourne dans les années 60, on est frappé par le Technicolor de l’époque. On a regardé des films en Eastmancolor et en Technicolor des années 60 qui nous ont inspirés pour notre palette comme L’Obsédé de William Wyler, Le Voyeur de Michael Powell ou encore Sapphire de Basil Dearden. Ces métrages ont l’air si irréels, mais glamour, et c’était l’idée que l’on recherchait pour les séquences des années 60. Puis, vers la moitié de l’histoire, lorsque le passé commence à envahir le présent, toutes les couleurs de l’époque l’accompagnent. Si vous regardez la seconde moitié de Last Night in Soho, cette couleur fantasmagorique a maintenant envahi le présent. Nous avons utilisé des lentilles sphériques pour le Londres d’aujourd’hui, puis des lentilles anamorphiques pour les années 1960. À partir de la moitié du film jusqu’à la fin, les lentilles sont anamorphiques pour rendre le film plus onirique. L’idée est qu’au moment où l’on arrive à la fin, avec un peu de chance, on a le sentiment que l’ensemble est très expressionniste et lyrique, de telle sorte que l’on n’est pas tout à fait sûr de ce qu’il se passe. Eloise manque alors tellement de sommeil que l’on ne sait pas si l’on regarde le film à travers ses yeux. C’est votre œuvre la plus sombre de votre filmographie, sans quasiment aucun humour. Que se passe-t-il ? Avez-vous grandi ? Sourire Eh bien, j’ai 47 ans. Je pense que Soho est un endroit assez envoûtant. Certaines personnes se promènent dans la ville et ne pensent jamais à son histoire. Je ne fais pas partie de ces gens. J’y pense tout le temps. Cela me hante littéralement de réfléchir aux bâtiments dans lesquels je me trouve, à ce qu’il s’y est passé et à leur histoire. Je suppose que c’est dû à ma relation compliquée avec Londres, une ville que j’aime. Comme toute grande cité, elle a beaucoup de problèmes et a vécu des événements très sombres dans son passé. Je ne dis pas que je ne referai pas un film comique, cette idée n’a pas complètement disparu, mais c’est quelque chose que je ressens souvent avec mes projets. J’éprouve des choses que je dois évacuer de mon système. J’ai un peu l’impression, quand je fais des films, d’être sur le divan d’un psychiatre. Rires Donc, je ne dirai pas que je ne ferai plus jamais de film drôle, mais étrangement, j’ai le sentiment que Last Night in Soho est un de mes films les plus personnels. Thomasin McKenzie Les réalisateurs affirment souvent qu’un film d’horreur peut être cathartique, pour eux comme pour les spectateurs. Est-ce votre cas ? Est-ce que Last Night in Soho vous a guéri, par exemple, de votre obsession des années 60 qui vous poursuit depuis toujours ? Le film me fait m’interroger sur la raison pour laquelle je pense autant au passé. Comme je vous l’ai dit, je me demande si c’est parce que je ne peux pas gérer le présent. Ce qui est assurément vrai. Je crois aussi qu’il y a quelque chose avec les films d’horreur… Je n’en ai pas fait depuis longtemps, car je voulais trouver un sujet qui me dérange vraiment. J’estime que si vous faites un film d’horreur et qu’il ne vous semble pas transgressif d’une manière ou d’une autre, c’est qu’il y a probablement quelque chose qui ne va pas dans ce que vous faites. Le film semble complaisant si vous n’êtes pas vous-même dérangé par le sujet. C’est sans doute aussi pour cela que Last Night in Soho a mis du temps à arriver. Je ne suis pas sûr qu’il ait été complètement cathartique parce que je ne peux pas m’enfuir du quartier de Soho. Je peux littéralement voir l’un des principaux lieux du tournage depuis ma fenêtre. Donc, je ne suis pas sûr de m’en échapper un jour, à moins de déménager. Crédit photos © Parisa Taghizadeh / Focus Features LLC / Universal International Pictures Article paru dans L’Ecran fantastique reboot – N°13 – Novembre 2021 Partager la publication "Last Night in Soho Nostalgie et cauchemar" FacebookTwitter
Le 25/07/2021 à 1242 Par Tourné pendant la pandémie sur une plage isolée en république domininaire, Old de Shyamalan voir notre critique est l'adaptation d'une bande-dessinée française, Château de Sable de Pierre Oscar Levy et Frederik Peeters .L'histoire en vacances dans les tropiques, une famille s’arrête pour quelques heures sur un atoll isolé avec quelques inconnus. Ils vont tous découvrir avec effroi que leur vieillissement y est drastiquement accéléré et que leur vie entière va se retrouver réduite à cette ultime a pu discuter quelques minutes avec deux de ses acteurs, l'américain Alex Wolff Hérédité, Jumanji et la néo-zélandaise Thomasin McKenzie Jojo Rabbit, Last Night In Soho.M. Night Shyamalan a confié à quelques semaines de la sortie de Old ne toujours pas savoir quel fin utiliser. Avez-vous été surpris en découvrant le film final ? pas de spoiler dans cette réponseAlex Wolff Super surpris. Cette fin n’était même pas dans le scénario. La fin que j’avais lu laissait la porte ouverte à toutes sortes d’interprétations. Je comprends pourquoi Night a choisi celle-ci. C’est un choix audacieux et fascinant. Le vrai plaisir, c’est que je l’ai découverte au cinéma comme n'importe quel spectateurShyamalan est très secret avec ses films. Mais avez-vous eu accès au script en entier ?Thomasin McKenzie Oui. On connaissait l’histoire dans son intégralité. Il nous a fallu suivre précisément le scénario. Du coup, j’ai été plus que surprise par la fin qu’il a changé. Je croyais tout savoir. J’avais est-ce de tourner avec Shyamalan ? En quoi est-il différent des autres réalisateurs avec lesquels vous avez collaboré ?Alex Night est dans une division qui n’appartient qu’à lui. C’est un génie. C’est un auteur qui a marqué plusieurs générations. Il tourne des films géniaux depuis 30 ans. J’ai eu le sentiment de pénétrer dans une machine parfaitement huilée. Et pourtant, il était à l’écoute et m’a encouragé et soutenu en tant qu’artiste et individu. Je me suis senti chanceux d'être dans un de ses Night a beaucoup de choses en tête. Il est toujours traversé par des tonnes d’idées ambitieuses. Il réfléchit constamment à ses concepts, à l’univers, à la vie. C'est une expérience à part que de travailler avec film préféré de M. Night Shyamalan ?Alex The Visit. C’est un chef d’ J’hésite entre Split et Le Sixième a été le ou l’un des premiers films à être tourné pendant la pandémie. Etait-ce compliqué ?Thomasin C’était effrayant. On ne savait pas encore jusqu’où irait la pandémie. On a tous dû être très prudent et suivre les consignes sanitaires. Tout a été fait pour que l’on soit en sécurité. Le fait que l’on ait dû s’isoler entre acteurs pendant plusieurs semaines nous a soudé plus que d’ordinaire. Ce qui a été c’était compliqué de jouer un enfant de 6 ans ?Alex Je crois que je joue un enfant de 6 ans depuis 15 ans. Je n’ai jamais arrêté d’être un enfant de 6 de vieillir vous terrifie ?Thomasin Oui. Je dirais oui. Le temps qui passe m’angoisse ainsi que l’idée de ne pas pouvoir faire tout ce dont j’ai envie à l’instant T. J’y pense beaucoup. L’histoire de Old fait écho à mes angoisses rires. C’est pour cela que j’ai aussi eu envie de faire ce tu viens de travailler avec Nicolas Cage sur Pig, un film dans lequel il part chercher son cochon enlevé par des hommes qui lui veulent du mal. Que peux-tu nous dire sur lui ? Est-il aussi intense qu’on le dit ?Alex Il y a un mythe autour de Nic. Mais Nic est un artiste et un acteur incroyable et quelqu’un de très sensible et authentique. Cela m’énerve presque quand j’entends des gens dire qu’il est dépassé ou has been. C’est une vraie star de cinéma. Il est larger than life, il est incroyablement drôle et bourré d’histoires à raconter. Mais au delà de ça, c’est un artiste et un acteur. Quand il débarque sur le tournage, qu’importe les histoires qui l’entourent, tu ne trouveras pas plus impliqué. J’ai rarement croisé un acteur aussi impliqué dans ce qu’il fait bande-annonce de Pig ici. Thomasin, ton prochain film est le très attendu Last Night In Soho d’Edgar Wright. Thomasin J’ai tellement hâte ! Qu’il ait été sans cesse repoussé est tellement frustrant. J’ai tellement d’admiration pour Edgar. C’est un tel défenseur du cinéma qui n'a cessé d'oeuvrer pour convaincre les gens de retourner dans les salles. Cette expérience cinéma est unique et on ne peut pas la perdre. Voir un film en streaming n’a rien à voir. Ce n’est pas une expérience comparable. Je suis vraiment heureuse que Old et Last Night in Soho puissent être vus au actuellement au cinéma
"Last Night in Soho", le nouveau film d'Edgar Wright - UniversalPorté par Anya Taylor-Joy Le Jeu de la dame et Thomasin McKenzie Jojo Rabbit, Last Night in Soho est un hommage aux films d'horreur psychologique des années 1960 et ans après le succès de Baby Driver, le réalisateur britannique Edgar Wright connu aussi pour Shaun of the Dead est de retour avec Last Night in Soho, un film horrifique. Une bande-annonce vient d'être par Anya Taylor-Joy Le Jeu de la dame et Thomasin McKenzie Jojo Rabbit, Last Night in Soho "met en scène l’histoire d’une jeune femme passionnée de mode et de design qui parvient mystérieusement à retourner dans les années 60 où elle rencontre son idole, une éblouissante jeune star montante", raconte le synopsis officiel. "Mais le Londres des années 60 n’est pas ce qu’il paraît, et le temps semble se désagréger entraînant de sombres répercussions"Bientôt la suite de Baby DriverLast Night in Soho permet à Anya Taylor-Joy de retrouver l'horreur, le genre dont elle est une des reines depuis ses rôles dans The Witch et Split. Matt Smith, Terence Stamp, Diana Rigg dans son dernier rôle complètent la distribution de ce film attendu dans les salles françaises le 10 novembre pour ses comédies d'action comme Hot Fuzz et Baby Driver, Edgar Wright a voulu rendre hommage avec sa scénariste Krysty Wilson-Cairns Penny Dreadful aux films d'horreur psychologique des années 1960 et 1970 comme Ne vous retournez pas de Nicolas Roeg et Répulsion de Roman Polanski. Le réalisateur britannique prépare également la suite de Baby Driver.
Accueil Actualités Entertainment Crédit photo Parisa Taghizadeh / Focus Features.. La première bande-annonce de Last Night in Soho, le nouveau film très attendu du réalisateur de Hot Fuzz et Baby Driver, Edgar Wright, est enfin sortie. Le film, décrit comme un thriller psychologique mais ressemblant beaucoup à un film d'horreur, raconte l'histoire d'une jeune créatrice de mode qui parvient à se frayer un chemin dans le Londres des années 1960. Elle y rencontre une chanteuse qui s'avère être son idole interprétée par Anya Taylor-Joy de The Queen's Gambit - mais quelque chose ne tourne pas rond dans cette version de la capitale britannique, le synopsis du film indiquant que "le temps semble s'écrouler" dans cette réalité. Regardez la bande-annonce ci-dessous. Vous ne pourrez le voir qu'au cinéma - sa sortie est actuellement prévue le 22 octobre, juste avant Halloween, après avoir subi deux retards dus à la Smith, de The Crown, joue également dans ce film, qui a été tourné en 2019. Comme les commentateurs l'ont souligné, il ressemble beaucoup à la version d'Edgar Wright de sa version de Suspiria de 1977 - l'éclairage suggère en tout cas qu'il y a là une forte influence. Wright est un fan notoire de ce long métrage, et il est même apparu dans une bande-annonce de ce dernier en 2013. Le film semble donc très différent des précédents travaux de Wright, et nous avons hâte de voir ce qu'il va nous proposer. Quel abonnement Netflix est fait pour vous ?Les meilleures séries Netflix diffusées en France mai 2021Comment regarder Netflix ou Disney Plus à distance et à plusieurs ?Analyse quelque chose de frais pour nous ramener dans les salles de semble enfin vouloir reprendre les sorties en salles dans le monde entier à partir du mois prochain. Il n'y a donc aucune raison de penser que Last Night in Soho sera à nouveau retardé. On comprend pourquoi les producteurs du film ont préféré une sortie en salle plutôt qu'un service de streaming. Wright croit fermement à ce que les cinémas offrent au spectateur lorsqu'il s'agit d'une expérience partagée. La reconstitution du Londres des années 1960 dans ce film est magnifique, et c'est sur grand écran qu'elle est la plus Driver était un rare exemple d'un film hollywoodien original atteignant le grand écran et devenant un succès fulgurant, un exploit que Wright a pu répéter plusieurs fois dans sa carrière. Espérons que ce film atteindra les mêmes télécharger vos films et séries Netflix avec la meilleure résolution possible ? La globe-trotteuse de l’équipe. Clio se dévoue toujours pour analyser la qualité des réseaux 5G et Wi-Fi aux quatre coins du monde. Elle peut classer les hotspots comme les VPN les plus fiables, les applications indispensables pour anticiper la météo, les retards de vol ou la flambée du cours d’une devise. Mais surtout, elle adore comparer les gadgets domotiques qu’il est bon d’activer quand on rentre à la maison.
Anya Taylor-Joy – Last night in Soho Last Night in Soho, le nouveau film de Edgar Wright, se révèle dans une première bande annonce qui annonce un voyage dans le temps vers l’étrange quartier londonien. Last night in Soho – affiche Last Night in Soho est le prochain long métrage très attendu de Edgar Wright à qui l’on doit déjà Shaun of the Dead, Hot Fuzz, Baby Driver. Ce thriller angoissant sur fond de voyage dans le temps, écrit par Krysty Wilson-Cairns, auteure sur la série Penny Dreadful, 1917 de Sam Mendes et le prochain Star Wars de Taika Waititi, est encore un virage à 180 degrés pour le cinéaste. Le film est porté par Anya Taylor-Joy Split, Le Jeu de la dame, Thomasin McKenzie Jojo Rabbit, prochainement Old de M. Night Shyamalan et Matt Smith Doctor Who. Un casting quatre étoiles pour film dont le synopsis promet une véritable expérience cinématographique. On y suivra une jeune fille, passionnée de mode, qui se retrouve dans les années 60. Elle réussit sur place à rencontrer son idole, une jeune chanteuse en devenir. Mais une terrible histoire de fantômes vient perturber ce doux rêve. Des images avaient circulé fin 2019. Depuis, un teaser a été diffusé au Saturday Night Live, le célèbre talk-show humoristique américain, lors de la venue de l’actrice Anya Taylor-Joy. Aujourd’hui, Universal Pictures a mis en ligne la bande-annonce. Et le mystère s’épaissit encore plus pour ce nouveau récit aux allures cryptiques et angoissantes. Last Night in Soho a été tourné à Londres et ouvertement influencé par des œuvres, comme Ne vous retournez pas de Nicolas Roeg 1973 ou Suspiria de Dario Argento 1977. Les premières images dévoilent des apparitions effrayantes et une atmosphère angoissante. Dans ses projets, Edgar Wright sortira d’abord en France en juillet prochain The Sparks Brothers, et qui sera présenté au festival de Sundance à Londres. Il nous surprendra encore une fois en changeant de registre avec ce documentaire musical sur les frères et membres du groupe The Sparks Brothers, Ron et Russell Mael. Last Night in Soho, qui devait débarquer au cinéma en 2020, mais a été retardé en raison de la pandémie de coronavirus, est finalement prévu pour le 10 novembre dans les salles françaises. Maxence-Yahia Lequere
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